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E-bees !

infos pratiques
E-bees !
Interview de Pierre Grangé-Praderas, du programme l'Openbeelab, une nouvelle technologie permettant de mesurer les données d’une ruche. 




DW : Qu’est ce que “La Mine” ?
LaMine est un rucher expérimental sur le toit du CAPC, des ruches y sont équipées de capteurs pour mesurer le poids, la température et l'humidité interne et bientôt le chant des abeilles, la météo sur site et les entrées de pollen. On y produit des données, des dataviz et même quelquefois des oeuvres.
C'est aussi un formidable levier pédagogique pour amener des publics sur des terrains pas toujours évidents comme les nouvelles technologies ou l'art contemporain.

DW : Pourquoi interconnecter des ruches ? Qui participe au projet ?
On connecte les ruches à une base de données publique pour tenter d'aider les apiculteurs dans leur travail et pour fournir aux chercheurs des données.
Aujourd'hui nous sommes encore une petite équipe de volontaires, un apiculteur, quatre ingénieurs et un artiste.
Nous collaborons aussi avec deux équipes, une de l'université de physique de Barcelone et une qui organise des projets atypiques autour des abeilles à Helsinki.

DW : Quelles sont les données produites par le système ?
Pour l'instant, la température et l'humidité intérieure, et le poids de la ruche, ça permet de savoir si une ruche meurt de faim en hiver, essaime au printemps, qu'il faut récolter, ou qu'il y a un problème.

DW : Pourquoi avoir fait le choix d’un logiciel libre ?
D'un point de vue économique parce qu'il est illusoire de vouloir jouer au jeux des brevets quand on a pas les moyens juridiques et financiers adaptés, parce que fermer une technologie est le meilleur moyen qu'elle ne se répande ni ne s'améliore jamais...
D'un point de vue technique, parce qu'il est ridicule de réinventer la roue alors que la vie est si courte, qu'il est difficile de faire évoluer et de régler des bugs aussi vite que lorsqu'un projet est ouvert.
D'un point de vue pratique, parce que le but de notre projet est de permettre la plus grande récolte possible de données exploitables, d'aider les apiculteurs à conserver les abeilles et les chercheurs à disposer des moyens de trouver pourquoi les abeilles disparaissent ou peut-être toute autre chose.
D'un point de vue philosophique, pour un grand nombre de raisons seulement divisble par 0.

DW : Quelles sont les prochaines étapes du projet ?
L'interface de suivi des ruches pour les apiculteurs, l'autonomisation de notre prototype, la création d'un comité pour normaliser les données de la base et les protocoles d'évaluation des capteurs, plus de collaborations, une petite série pour test grandeur nature...

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