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Une pédagogie par projet pour créer “des spécialistes transversaux”

infos pratiques
Une pédagogie par projet pour créer “des spécialistes transversaux”
Interview de Michel Augendre, directeur général du Groupe ESG (Studialis), pour la Nuit du web.
DW : On fait souvent état d'une pénurie de talents digitaux en France, particulièrement sensible dans les entreprises. Comment percevez-vous ce problème depuis le monde de l'éducation supérieure ?
Le digital est une préoccupation quotidienne des entreprises, de nos équipes, et c'est avant tout notre premier outil de travail. Notre propre expérience et notre proximité avec les entreprises nous a conduits au constat suivant : il est assez facile aujourd'hui de trouver de bons informaticiens, de bons directeurs marketing et de bons graphistes, mais ils sont tous experts en un seul domaine, et ont du mal à communiquer les uns avec les autres. Les entreprises se sont donc directement adressées à nous pour savoir comment faire travailler ces professionnels sur de mêmes projets. La solution a été de créer une école dédiée : Digital Campus, le premier réseau d'écoles du web en france. Avec un bachelor "Chef de projet web et multimédia" (Titre certifié de niveau II), nous formons des spécialistes du web, tous trilinguistes en web design, développement web et marketing digital, puis experts dans un de ces 3 domaines. Avec le mastère "Directeur en stratégie digitale" (Titre certifié de niveau I), nous formons des experts en stratégie digitale, capables d'analyser, manager et trouver les solutions adaptées pour des entreprises de tous secteurs confondus. La pédagogie par projets et la professionnalisation de nos étudiants sont au cœur de notre démarche. Ainsi, l'ensemble de nos étudiants travaillent sur des projets grandeurs natures (Les Mardis à Projets), portés par des entreprises, associations ou institutions, en mode agence. De jeunes bacheliers, à peine entrés en 1ere année de bachelor, sont confrontés dès leur entrée dans l'école à des problématiques concrètes. En collaborant avec des étudiants en 2ème, 3ème année et mastère, faces à de vrais clients et en utilisant des méthodes et outils digitaux, ils apprennent à s'organiser et développent de réelles compétences professionnelles. Notre réponse : une pédagogie par projet, des outils pédagogiques innovants, des stages et l'alternance. Nous avons également développé cette année la Formation "Chef de projet web" pour un public d'adultes. Cette formation accélérée permet à des professionnels en reconversion ou demandeurs d'emplois d'accéder à l'ensemble des grands domaines du web : Gestion de projets web, Développement, Web design et marketing digital.


DW : Digital Campus se distingue à Bordeaux par une participation très active dans de nombreux projets en rapport avec la vie de la cité. Comment expliquez-vous ce choix ?
Faisant partie intégrante de l'ecosystème digital bordelais, il est évident que Digital Campus participe à l'ensemble des actions menées par les acteurs locaux. Salons, évènements et projets sont au coeur de notre pédagogie. Des semaines entières sont réservées dans les emplois du temps à ce que nous appelons "les actions". Dans un premier temps, les étudiants sont invités à participer aux évènements. Ils se confrontent ainsi aux professionnels locaux. Et ensuite plus ils sont gradés, forts de leurs rencontres et compétences, ils deviennent eux mêmes initiateurs et créent directement des évènements. La semaine digitale de la ville de Bordeaux en est la preuve, puisque nos étudiants de toutes sections confondues participent aux nombreuses manifestations. Cette année encore, les étudiants seront médiateurs et acteurs de la Grande Jonction par exemple. Des projets digitaux, comme Instappen et Palpason, développés par les étudiants de 3ème année seront exposés sur La Nuit du web. En 2012, soutenus par la Ville de Bordeaux, les premiers étudiants Digital Campus avaient créée La Nuit Digitale, présentée au CAPC, soirée de clôture de la semaine digitale. Cet évènement est devenu une référence dans nos 4 villes où est présente l'école : Bordeaux, Lyon, Rennes et Toulouse. Chaque année, en janvier, les étudiants organisent "Dessine moi un métier digital", table ronde autour des métiers du web, ouverte au public. - L'internationalisation et l'expérience à l'étranger deviennent de plus en plus naturelles pour les futurs salariés du numérique.


DW : Pouvez-vous nous parler de l'expérience qui a embarqué Camille Laine ?
Camille Laine fait partie de la toute première promo Digital Campus. Elle a participé à l'ensemble des actions menées par l'école, dont la première Nuit Digitale, où elle avait géré la signalétique au CAPC et l'espace catering. Excellente élève, très impliquée elle n'a cessé de montrer son engagement envers le digital et l'innovation. En cours d'année Camille a vécue une nouvelle expérience DC International, entre Bordeaux et Bilbao en créant des objets connectés, présentés à l'occasion d'une exposition BioBx à Pola en avril dernier. A la fin de sa 3ème année, avant son entrée en Mastère, Camille a manifesté son désir de se perfectionner en anglais, seul frein à son avenir professionnel. L'équipe Studialis a donc décidé de soutenir son projet, grâce à ce soutien, Camille a passé l'été en summer school à Londres. Elle y est encore et rédige actuellement un très beau blog en anglais sur son expérience Londonienne. A travers nos échanges, nous pouvons constater l'impact de cet apprentissage, puisqu'elle est aujourd'hui quasiment bilingue. 


DW : Studialis se positionne sur le quartier des écoles des talents numériques, aux écoles des Bassins-à-flots. Pourquoi ce choix ?
Nos étudiants sont les futurs employeurs du Sud Ouest. Nous devons les accompagner et leur permettre de se confronter au quotidien aux entreprises numériques locales. En veille constante, les étudiants Digital Campus ont les yeux ouverts sur le monde de l'innovation, toutefois ils ne réalisent pas systématiquement que leurs compétences sont déjà convoitées par les professionnels. Ce rapprochement entre étudiants et acteurs locaux qui est permis par les Bassins à Flot est important. C'est le croisement des talents qui fera la richesse de nos futurs diplômés. Le lancement de l'incubateur Digital Campus cette année devrait trouver tout son sens aux Bassins-à-flots.


DW : Le numérique concerne aujourd'hui l'ensemble des métiers des entreprises. Qu'auriez-vous à dire à des jeunes qui hésitent dans leur choix d'orientation ?
Une chose est certaine, nous formons des étudiants dans un domaine, dont le taux d'employabilité est très fort. Nous vivons la 3ème Révolution cognitive, comme l'appelle Michel Serres, après l'invention de l'écriture et celle de l'imprimerie. Digital Campus accompagne tous ses étudiants afin de s'engager professionnellement dans un monde synonyme d'avenir.
 

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