Refermer le menu

Datas, médias, métiers : comment MMI prépare les salariés de demain

infos pratiques
Datas, médias, métiers : comment MMI prépare les salariés de demain
La 4e école du web au niveau national est bordelaise. Le département Métiers du Multimédia et de l’Internet de l’IUT Bordeaux Montaigne sera présent sur le showroom de la Nuit du Web le 17 octobre.

Interview de son directeur, Philippe Métayer. 


DW : Vous avez amené le département SRC (désormais renommé MMI) à un niveau de reconnaissance national. Quels sont les ingrédients de ce succès ?

PM : Notre département MMI (Métiers du Multimédia et de l’Internet) de l’IUT Bordeaux Montaigne a en effet été classé 4e école du web au niveau national au palmarès 2013 des écoles du web www.etudiant.lefigaro.fr. Trois ingrédients majeurs sont à la base de ce succès : un accompagnement pédagogique permanent des étudiants, une veille stratégique et technologique de tous les instants et des relations étroites avec les entreprises et les différentes communautés des acteurs du numérique. Cela permet de proposer des contenus en phase avec la réalité et les besoins des entreprises, et donc d’être crédibles et force de proposition auprès d’elles. Nous avons également trouvé un équilibre entre enseignants permanents et intervenants professionnels, entre cours traditionnels et projets individuels ou de groupe. Enfin, nous avons développé une stratégie interne pour faire de nos étudiants des acteurs à part entière de leur formation durant leurs études, puis des ambassadeurs de notre formation une fois diplômés. 

DW : L’écosystème bordelais est particulièrement actif dans le domaine du digital. A quoi attribuez-vous cela ?

PM : Oui, il y a une très belle dynamique, qu’il faut continuer à concrétiser et développer. On peut l’attribuer à une remarquable détermination des acteurs économiques et à une forte volonté politique de développer l’économie numérique sur l’ensemble du territoire. De nombreux leviers sont en place ou en cours de développement : politique sur le foncier, existence de lieux emblématiques, dispositifs d’accompagnements des entreprises, nombreuses communautés dynamiques, événements thématiques… Enfin, comme vous le savez, il y a aussi une très belle qualité de vie à Bordeaux (cf récente étude de l’institut www.greatplacetowork.fr : Bordeaux arrive en tête du classement des villes préférées des salariés français). 

DW : Le monde l’enseignement numérique (privé/public) entretient des relations étroites avec les entreprises de ce secteur : comment avez-vous fabriqué cette synergie à MMI ?

PM : Le développement de partenariats a été mon principal levier pour nouer des relations fortes avec les entreprises. Nous avons des partenariats avec des entreprises locales (GMT EditionsTemesisAt InternetConcoursMania,MultiVote…), mais aussi avec de grands acteurs (centre de formation agréé Apple, académie de formation Cisco…). Nous avons également organisé 7 éditions du Forum "Néo-Médias, Nouveaux Métiers », le rendez-vous de l’actualité du numérique ! Près de 500 personnes ont participé à notre dernière édition dont plus de 200 professionnels du numérique. L’événement est relayé en streaming vidéo en direct sur internet et sur les réseaux sociaux. Nous étions l’an dernier la première audience France sur Twitter le jour de l’événement (TT #WebBdx).

DW : Vos étudiants sont de véritables chefs de projet, nous en avons eu la preuve lors de l’accompagnement de la Grande Jonction l’an dernier. Comment accélère-t-on cette maturité ?

PM : Former des jeunes fraîchement sortis du lycée aux métiers du numérique est une chose, les rendre matures, crédibles et employables en est une autre. Nous avons dû trouver un équilibre entre des contenus fondamentaux et de spécialités, et mettre en place de très nombreux projets et réalisations dans des conditions professionnelles, comme en entreprise, avec si possible les mêmes exigences de délai et de qualité. Le recrutement au sein de nos formations est aussi un élément clé. Nous effectuons tous nos recrutements par l'examen du dossier scolaire et d’un projet online (pas nécessairement abouti car c’est la démarche qui importe), puis par un entretien individuel d’une vingtaine de minutes. Nous avons en général plus de 600 candidatures pour le recrutement en DUT MMI (50 places par promotion), et effectuons environ 250 entretiens par an. Nous recrutons tous types de Bac et de parcours. C’est le profil de l’étudiant qui nous intéresse et principalement son potentiel d’évolution au sein de ces métiers. Enfin, rien de mieux pour faire grandir les étudiants que de les plonger le plus souvent possible dans le monde professionnel par évidemment des stages, de l’alternance mais aussi par des rencontres et échanges fréquents avec des entrepreneurs lors d’événements numériques.

DW : Avec FrenchTech, on parle beaucoup du capital humain à Bordeaux. S’agirait-il d’un des atouts cachés de la métropole pour inventer la nouvelle croissance  ?

PM : L’humain et les relations humaines sont évidemment au centre de cette dynamique. Il y a une réelle qualité d’échanges et relation de proximité entre l’ensemble des acteurs. C’est donc très propice à l’éclosion de projets, la création d’entreprises, l'implantation de nouveaux acteurs, ou la poursuite du développement de certaines entreprises présentes depuis plusieurs années sur le territoire. L’environnement est aussi un paramètre très important. Je le répète Bordeaux est une très belle ville qui arrive en tête des villes où il fait bon travailler, mais entre aussi dans le top 5 des villes étudiantes (cf dernière étude de l’Express et l’Etudiant). Ces paramètres sont de véritables atouts pour la métropole.

S'INSCRIRE À LA NUIT DU WEB ET DE L'INNOVATION

AddThis Sharing

Hide
Show