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DATACOM : un entretien avec l’Apacom.

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DATACOM : un entretien avec l’Apacom.

 “Les agences de communication globale se sont adaptées” - Interview de Béatrice Vendeaud, Présidente de l’Apacom et Directrice des Partenariats à l’ISEG Group.

DW : Les spécialistes de la communication ont de plus en plus rendez-vous avec la Data… Peut-on encore aujourd’hui imaginer une stratégie de communication sans le recours aux données ?
La donnée intervient à plusieurs niveaux de la stratégie de communication, et cela n’est pas vraiment nouveau. Elle intervient d’abord en amont lors du planning stratégique car difficile d’élaborer une plateforme de marque et un territoire de communication sans analyse marketing ou de données concernant nos publics. Ensuite la data intervient lors de l’élaboration des actions de marketing relationnel ou dans la mise en place de plans médias aussi bien « on-line » que « off-line » puisque l’on recherchera tour à tour de la couverture, de l’affinité, de l’influence voire de la répétition auprès de son public voire de ses « amis » consommateurs. La « data » intervient enfin en aval lors de la mesure d’efficacité des différentes actions de communication. Ce qui est nouveau, c’est l’accessibilité et la maniabilité de ces données via des outils technologiques : les statistiques de connexion et de comportement mais aussi les logiciels d’achat d’espace. Nous nous intéressons également de plus en plus aux outils de data visualisation. Globalement, l’enjeu de demain est de connecter les données internes et externes à l’entreprise et là notre rôle est également de servir de garde-fous. Nous devons faire en sorte que les données de nos publics soient protégées et dans certains nous sommes aussi amenés à les partager avec eux. Bref, la plus-value des agences et des responsables communication résidera toujours dans leur capacité d’analyse et de conseil, leur volonté de faire sens et leur créativité.             
 

DW : Quelle est l’importance des réseaux sociaux pour vous aujourd’hui ?
Les réseaux sociaux font partie des dispositifs de communication utilisés par nos adhérents. Notre Observatoire de la Communication de 2013 a démontré que 55 % de nos adhérents utilisent les réseaux sociaux dans leur dispositif de communication : Facebook arrive en tête avant Twitter et Youtube et Dailymotion. Il nous tient à cœur de ne pas ajouter inutilement au bruit communicationnel, et je trouve que la démarche doit avoir du sens et permettre un dialogue avec nos publics. J’échange beaucoup avec nos adhérents autour de ce sujet, notamment encore récemment à Agen. Ce que je sens, c’est que les stratégies existent et sont déployées mais qu’il faut parfois savoir accepter que les choses aillent très vite, que des outils apparaissent et parfois disparaissent et que leur maitrise passe parfois aussi par l’expérimentation.
En tous les cas, si vous assistez à la remise du Trophée de la communication digitale le 22 octobre, vous constaterez que les annonceurs et les agences des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées ont du talent !  
 
DW : Les agences dites “traditionnelles” et les acteurs numériques du territoire travaillent-ils ensemble sur ces questions ? Quelles sont nos marges de progression ici à Bordeaux ?
Je trouve cette façon d’opposer systématiquement les agences de communication aux agences « digital native » un peu étrange. Il en va également ainsi des médias dits traditionnels et les médias web et mobiles. Même si la technologie transforme durablement nos métiers, les agences de communication globales se sont adaptées – après tout c’est leur métier d’être curieux et d’anticiper les tendances – elles ont intégré de nouveaux talents, de même, les agences « digital natives » ont recours à leur tour à des planneurs stratégiques expérimentés et issus d’agences « à méthodes » comme je les appelle. L’Apacom a noué un partenariat avec Aquinum et organise régulièrement des ateliers web au Node et nous apprécions d’échanger et de nous soutenir entre associations.
L’Observatoire a démontré que nos adhérents font de plus en plus appel à des agences et des prestataires extérieurs : dans le peloton de tête on trouve le design/création graphique avant l’audiovisuel et le web. Si sur les deux premières typologies de prestataires ils privilégient des prestataires issus de l’Aquitaine, cela reste encore un peu moins vrai pour le web et notamment le développement. Cela signifie qu’il existe encore une marge de progression dans la promotion des acteurs du numérique sur notre territoire.    
Plus d’informations sur le site de l’APACOM et notamment via l’Observatoire de la Communication réalisé en partenariat avec la Région Aquitaine.


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