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Les objets sont connectés

infos pratiques
Les objets sont connectés
Ouverte par Josy Reiffers, Adjoint au Maire chargé de l’emploi, du développement économique, de la recherche et de l’enseignement supérieur, et du développement de la cité numérique, la conférence a vu cinq intervenants prendre la parole sur des sujets divers mais ayant tous comme points communs, ces objets qui nous impactent ou impacteront notre quotidien. 

Faut-il avoir peur des nouvelles technologies ? De ces objets connectés ? Qui sont-ils réellement ?

Les objets sont d’ores et déjà connectés et sont omniprésents dans notre quotidien, sans que l’on en soit conscient. Cette innovation technologique impacte de nombreux aspects de nos vies, tels que la santé, l’environnement, l’éducation, et amène à des transformations sociales et éthiques qui nous poussent à réfléchir aux enjeux de ces objets connectés et à anticiper leur appropriation dans notre vie quotidienne.

Comme défini par Pierre Métivier, délégué général du Forum SMSC (Services Mobiles Sans Contact) et éditeur du Blog « Avec ou sans contact », qui a introduit cette conférence, l’internet des objets c’est tout ce qui résulte d’objets existants connectés désormais à l’internet, comme le frigo, ou la machine à laver, capables de savoir en temps réel qu’il faut sortir le linge ou faire les courses. Tout un tas d’objets sont désormais connectés à l’internet et envoient ainsi des informations « intelligentes » et utiles à l’homme. Pas de raison d’avoir peur donc, car l’humain reste central dans tout ce processus.
 




Laurence Allard, maître de conférence à l’université de Lille 3 et Olivier Blondeau, Président de l’Association « Labo Citoyen » et porteur du projet « Citoyens capteurs », ont poursuivi cette conférence en présentant les éléments permettant de responsabiliser le citoyen aux enjeux sociétaux actuels. Par exemple, en développant des capteurs de pollution, accessibles à tout citoyen, les données de mesure produites par ces mêmes citoyens, et mises en temps réel sur internet, seront réutilisables sur l’open data. Le citoyen devient acteur et se responsabilise face au sujet de la pollution.

Hélène Sauzeon de l'université de Bordeaux Segalen, a présenté le projet Dom Assist, réalisé dans le cadre du programme Phoenix, une plateforme d’aide numérique à l’autonomie domiciliaire des personnes âgées. En sachant que les activités de vie quotidienne des personnes âgées sont très perturbées par le déclin cognitif de ces personnes, les nouvelles technologies peuvent être un support stimulant pour réhabiliter certaines de leurs activités, voire même pour les faire à leur place. Cette assistance numérique cognitive peut rappeler les rendez-vous médicaux ou encore alerter automatiquement les référents de comportements anormaux chez ses personnes âgées. Scénariser une orchestration d’objets au service de la sécurité et de l’aide à domicile pour les personnes âgées : tel est le but du projet Dom Assist.





Patrice Poiraud, directeur analytique et Big Data d’IBM France, est ensuite intervenu pour parler au public présent de Watson, un ordinateur expert. Watson peut rivaliser avec la capacité humaine à rechercher, analyser et traiter les données environnantes. Outre la recherche classique, Watson prend en compte des centaines d’algorithmes analytiques, tels que le raisonnement temporel, géo-spatial, ou encore des paraphrases statistiques. Ainsi, Watson fonctionne comme un expert : il comprend la question (les intonations même !), génère des hypothèses, analyse les preuves, définit un niveau de confiance, et fournit des réponses au décisionnaire. Watson peut donc être utilisé dans un champ de possibles très dense : au service des entreprises, de la finance, du marketing ou encore, au service du diagnostic médical. En sachant que le domaine médical est en perpétuelle évolution, Watson peut conseiller le médecin dans son diagnostic en offrant une synthèse des informations médicales du patient et en proposant les pistes les plus probantes en matière de traitement.


Dernier point abordé lors de cette conférence : l’interface cerveau-ordinateur ou Brain Computer Interface, présentée par Jérémy Frey, de l’INRIA. Ou plus concrètement, comment l’activité cérébrale peut désormais piloter directement l’ordinateur, et donc, permettre la communication avec l’extérieur ? Au service des personnes paraplégiques, ou même ayant perdu l’usage de la parole, le BCI est en effet un système de communication permettant d’envoyer des commandes à un ordinateur uniquement grâce à l’activité cérébrale d’une personne.




En mesurant l’activité cérébrale, le BCI analyse des signaux, les traduit en une commande informatique, et envoie un retour perceptif à la personne, lui permettant de savoir que sa commande à bien été enregistrée par l’ordinateur. Le BCI peut également permettre à des personnes ayant perdu l’usage d’un membre, de ressentir, commander et interagir, grâce à un membre robotique. Tout comme il peut traduire les signaux visuels de personnes ayant perdu l’usage de la parole et épeler les mots que cette personne souhaite dire. Le BCI est donc la solution pour faire communiquer des personnes enfermées par leurs maladies. Une révolution !
 
Cette conférence, Demain, les objets connectés, a ravi le public présent en nombre au sein de l’Athénée Municipal. De nombreuses questions ont été posées par les spectateurs, bien conscients que les objets connectés, d’ores et déjà présents dans notre quotidien, vont se développer de façon exponentielle dans les années futures. Une conférence offrant une prospective intéressante s’insérant pleinement dans la Ville Digitale de demain.

La conférence en gazouillis :

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