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Le numérique au féminin

infos pratiques
Le numérique au féminin
Ce mercredi était placé sous le signe de la gente féminine ! En effet, la journée a accueilli deux évènements autour des la présence des Femmes dans le Numérique : « Les e-Filles : Conférence – Rencontres lycéennes et Femmes Numériques » et « La place de la Femme dans la filière Numérique : état des lieux et enjeux ».
Retour sur une journée riche en échanges.
Athénée: 9 heures. La journée débute par un mot d’accueil de Wanda Laurent, Constance Mollat et Viviane Chaine-Ribeiro pour accueillir les lycéennes et rappeler la volonté de la Ville de s’impliquer dans le Numérique, le social et le pédagogique. Les oratrices ont illustré leur propos pas les dernières grandes opérations de la ville : Clic et Déclic (Internet dans les quartiers défavorisés), les utilisations du NFC…

Elles ont ensuite fourni aux lycéennes les chiffres clés du recrutement dans le Numérique aujourd’hui :
  • La France « produit » 25 000 diplômés/an dans les secteurs du Numérique (contre 250 000 pour des pays comme l’Inde ou la Chine)
  • Les besoins en recrutement sont de 40 000 profils/an. La France manque donc de compétences. Cela s’explique aujourd’hui par une réelle désaffection des jeunes pour les métiers du Numérique (ce fait est d’autant plus vrai chez les filles)
  • Générer 1% de PIB supplémentaire, c’est créer environ 230 000 postes. Les enjeux autour du développement du Numérique en France sont donc capitaux !

Avant d’inviter les lycéennes à rejoindre leurs ateliers, les oratrices ont brièvement présenté le réseau des entrepreneures bordelaises http://reseaulconnect.fr/. Wanda Laurent a pris le temps, durant l’après-midi de revenir sur cet outil et de manière plus générale sur l’importance de se connecter à des réseaux, en particulier pour les Femmes.
Afin de faire découvrir les métiers du Numérique aux jeunes filles, la Ville avait prévu 10 ateliers animés chacun, par un professionnel du secteur et une étudiante :
  • Modeleur 3D – atelier animé par Jean François Hugon, professeur à l’ESMI
  • Programmeur appli mobile – atelier animé par Noémie Voisin, chef de projet développement appli mobile chez ITS Group
  • Monde de la recherche informatique – atelier animé par Raluca Uricaru, maître de conférences
  • Sécurité de l’information – atelier par Laetitia Vincent, ingénieur sécurité
  • Architecture réseau Cloud – atelier animé par Christelle Tomski, Cheops
  • Taffic Manager – atelier animé par Lucille Marut, traffic manager chez Concoursmania
  • Exploitation documentaire – atelier animé par Nathalie Pinède, professeur à Epitech
  • Entrepreneuriat – atelier animé par Nathalie Dujardin, fondatrice du réseau « Drôles d’entrepreneures »
  • Webdesigner – atelier animé par Enza Chaffron, webdesigner chez Inoxia


Chaque lycéenne aura pu assister à 3 ateliers de 30 minutes pour découvrir les métiers du Numérique et peut être, se découvrir une passion.
La matinée s’est terminée par une visite du Salon de l’Innovation et un debrief « à chaud » des rencontres.

Les Femmes du Numérique se sont ensuite retrouvées à 14h30 dans l’Auditorium du CAPC pour aborder, plus en profondeur, la place des Femmes dans le Numérique.
Après un constat illustré de chiffres (1,2 millions d’emplois en France dans le secteur du Numérique. Seulement 20% de ces postes sont occupés par des Femmes. Cette proportion est de 34% en région bordelaise, Bordeaux bon élève !), le sujet s’est porté sur les enjeux.

Le Numérique regroupe une variété de carrières passionnantes. De nouveaux métiers sont créés tous les 5 ans (hier la fonction de Community Manager, demain la fonction de Big Data Analyser…). Comment donner l’envie aux jeunes, et particulièrement aux jeunes filles, de se tourner vers les métiers du Numérique ?



Aujourd’hui, nous sommes face à un problème de projection : les jeunes filles n’ont pas de modèles féminins auxquels s’identifier. Difficile donc pour ces dernières de s’imaginer dans un secteur qui pourtant présente de nombreux avantages :
  • On peut travailler de partout. De ce fait, on choisit son cadre de vie.
  • Les freins à l’entrée sont plus faibles que pour d’autres secteurs (par exemple, pas d’investissements lourds comme dans l’industrie)
  • Les métiers évoluent rapidement, on est donc dans une démarche d’apprentissage constant

Une solution, pour amener les nouvelles générations à s’intéresser de plus prés au Numérique est de communiquer vers ces « cibles » en utilisant leurs codes. Le Syntec (regroupement de près de 1250 groupes et sociétés françaises spécialisées dans les professions de l'Ingénierie, des Services Informatiques, des Études et du Conseil, de la Formation Professionnelle), s’est essayé à cet exercice en lançant la campagne de communication les s’Nums.

Pour conclure, il y a une réelle prise de conscience des professionnels actuels : il y a une méconnaissance des jeunes générations pour les métiers du Numérique et une peur des jeunes filles de se lancer dans un milieu encore trop représenté par les hommes. Ces derniers ont donc pour mission (et objectif) de séduire les jeunes générations dans les années à venir.  

Retrouvez la journée en gazouillis :

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