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Pier Schneider prend l'espace

infos pratiques
Pier Schneider prend l'espace
Pier Schneider, du  label créatif 1024 Architecture a pris part au débat sur la data lors de la journée teaser de la Semaine Digitale. Insistant sur le côté spectaculaire de l'usage des technologies que l'on peut avoir avec l'espace, il est revenu sur ses projets face à la caméra.
La quatrième édition de la Semaine Digitale de Bordeaux se déroulera entre le 13 et le 18 octobre. Rencontres, conférences, animations, découvertes seront au coeur d'une programmation riche et variée.
Si le numérique se rapporte à des questionnements économiques, sociaux, pédagogiques ou philosophiques, la dimension digitale peut aussi s'immiscer dans la prouesse artistique.

Pier Schneider, issu du collectif 1024 architecture est intervenu lors de la journée teaser de la Semaine Digitale le 29 avril pour insister sur les possibilités sensationnelles et spectaculaires que propose le champs du digital.

Interview de Pier Schneider lors de la journée de teaser de la SDBX4

Pier Schneider, un mot sur le label créatif 1024 Architecture ?

1024, c'est ce qu'on appelle un label artistique. Nous sommes deux associés, architectes de formation, artistes de déformation et on travaille avec beaucoup d'intervenants aussi bien programmeurs que musiciens, graphistes, modélisateurs 3D etc. On constitue une équipe spécifique en fonction des projets qu'on développe.



Avec des programmeurs de haut niveau et de bas niveau justement, peux-tu rappeller la distinction qu'il y a entre eux ? Il ne s'agit pas du tout d'une différence selon la compétence de chacun ?

Si, justement, ça l'est mais, inversement à ce que l'on pourrait croire : un programmeur de bas niveau est quelqu'un de très haut niveau. Et un programmeur de haut niveau est quelqu'un qui programme à un niveau plus léger. Quand on rentre dans l'ère numérique, c'est comme si on retourne le miroir, comme dans la plongée sous-marine où l'altitude s'inverse et où les profondeurs deviennent inversement proportionnelles. Plus on travaille en bas des couches du programme, plus on s'adresse à la machine proprement dite, et plus on travaille en haut de ces couches là, plus on s'adresse à l'utilisateur. Donc le haut niveau revient à la programmation de l'interface, et le bas niveau c'est ce qui constitue les fondements, les fondations du programme.

Donc, on te retrouvera avec le label pendant la Semaine Digitale parce que tu vas travailler sur un projet. Peux-tu nous en dire plus ?

Alors c'est un projet qu'on a créé l'an dernier qui s'appelle Tesseract ou aussi bien Hypercube, c'est le même nom qui désigne une figure géométrique. C'est un nom scientifique qui désigne un cube en 4 dimensions. Il y a un cube dans un cube qui, au travers de la dimension du temps, génère une série de mouvements. C'est un espace immersif dans lequel on invite les spectateurs à entrer pour s'immerger littéralement dans un bain, un espace lumineux, visuel et sonore.

C'est de la création, mais c'est en même temps une portée spirituelle, philosophique même, c'est une mise en abîme de notre quotidien, c'est quoi ?

C'est avant tout un dispositif plastique, artistique et ludique, mais c'est aussi une réflexion sur l'espace en général, les technologies de manière globale et puis aussi sur les formes de spectacle : de quelle manière faire vivre une émotion forte à un groupe ? Donc l'espace dans le cube permet de rassembler à peu près 150 personnes qui vivent en même temps. Et donc, c'est un spectacle où on doit lever les yeux vers le ciel ce qui est assez intéressant effectivement dans ce que ça génère au niveau du comportement collectif , c'est vraiment une espèce de cathédrale de lumière . Et je trouve, oui, qu'il y a une dimension proche du spirituel quand on rentre dans cet objet très “techno” en tout cas. Habituellement, on est plutôt habitué à baisser la tête vers sa tablette, son téléphone ou sa télé.

Du coup, rendez-vous pendant la Semaine Digitale, du 13 au 18 octobre pour découvrir cette performance de l'hypercube !

Le thème retenu cette année pour la Semaine Digitale est la data, retrouvez la conférence animée par Marion Moreau du magazine Fenchweb, ainsi que les interviews des intervenants Mathieu Llorens d'AT Internet;  Bernard Ourghanlien, directeur du digital de Microsoft France, Eric Sadin, écrivain et philosophe et Pier Schneider du  label créatif 1024 sur notre page spéciale.

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