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L'école numérique, les apprentissages en révolution

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L'école numérique, les apprentissages en révolution
Hier mercredi 15 octobre, la #SDBX4 accueillait deux grandes conférences sur la E-education ou comment numérique et pédagogie peuvent s'allier au service des élèves.
Devant une salle bondée de l’Athénée Municipal, les intervenants ont apporté le résultat de leurs recherches et de leurs pratiques sur l’intégration des nouvelles technologies dans l’enseignement. Quels processus d’apprentissages ? Quels avantages pour quelles limites ? Et quel impact pour les enseignants ?


Une première table ronde animée par Emmanuel Davidenkoff a permis d’entrer dans le vif du sujet à travers l’exemple concret de l’apprentissage des langues. Philipp Hubbard du département de linguistique de l’Université de Stanford rappelle que l’enseignement des langues a été l’un des premiers, à avoir été réalisé à distance à cause de ses coûts importants. Dans cette transformation, il est apparu que ce nouveau dispositif avait une valeur ajoutée et était complémentaire d'un enseignement en face à face. Valérie Dusseau, enseignante en anglais à Bordeaux, le démontre quotidiennement avec ses élèves est ses « ballado-diffuseurs ».
Le numérique, outre son attractivité liée à la nouveauté, permet aux élèves d'augmenter leur niveau de concentration, selon André Tricot, professeur-chercheur à l’Université de Toulouse. Les enseignants doivent néanmoins être accompagnés dans cette nouvelle démarche. Phillip Hubbard, propose alors de les mettre à la place de leurs propres élèves, en leur faisant suivre une formation numérique d’une langue nouvelle.
La dernière conférence de la journée sur la e-education est allée encore plus loin, en proposant d’insérer le codage à l’école. L’idée ici n’est pas de former des cohortes de développeurs, comme le rappelle Jérémy Lacha, de Bibliothèques sans frontières, mais de permettre aux élèves de comprendre la logique des programmes qui sont autour de nous, et de développer leur rigueur. Paul Gibson de Telecom Sud Paris, illustre le propos en donnant l’exemple d’élèves réticents aux mathématiques qui reprennent confiance en eux suite à un cours de programmation. Tim Bell de l’Université de Canterbury transmet son enthousiasme devant une assistance médusée, à travers une démonstration de cours de code.
Les codes blancs et noirs peuvent être utilisés avec des élèves de 4 à 12 ans pour les amener à réfléchir et à trouver par eux-mêmes mes réponses à leurs questions. Il n’y a qu’un pas vers le concept de classe inversée dans lequel les élèves quittent le modèle du «j'apprends à l'école et je mets en œuvre à la maison  » pour aller vers la modalité inverse du « j'apprends à la maison et je mets en œuvre à l'école et . » C'est une révolution de l’apprentissage, car l'école devient le lieu de la mise en perspective, de la mastication du savoir, de la réflexion. A suivre de près !


Retour sur la journée e-education de la #SDBX4 par villedebordeaux
La conférence en gazouillis

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