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Cap sur Cap Sciences !

infos pratiques
Cap sur Cap Sciences !
Bernard Alaux revient avec nous sur la trajectoire et le succès de ce fleuron bordelais et son implication dans la Semaine Digitale
 
Pouvez-vous nous rappeler ce qu'est cet objet bien connu et non identifié ?

Cap Sciences est le centre de culture scientifique, technique et industrielle Bordeaux-Aquitaine implanté sur les quais de Garonne. Il programme, conçoit et diffuse des expositions, animations, publications, médias numériques, ateliers d’innovation, évènements, débats… Il pilote le réseau régional, organise des programmes de recherche & développement en médiation numérique et intervient en ingénierie de projets.

Cap Sciences propose pendant la Semaine Digitale de Bordeaux une expérience liée au Big Data qui s’autorise une forme d’humour absurde. Alors, les algorithmes de la finance poussés jusqu’au bord du précipice : qui a eu cette idée ? Pouvez-vous nous en dire plus, sans dévoiler le sujet ?

Nous voulions explorer les croisements entre économie et numérique, le thème de la data s’est vite imposé.  Cap Sciences a donc choisi d’inviter le collectif RYBN.org qui développe une approche sociale, politique et scientifique dans ses travaux. Sa série ANTIDATAMINING est un ensemble de représentations audiovisuelles dynamiques de données financières qui transitent par internet ; un dispositif de veille permanente qui tente de mettre en évidence la structure de l’économie mondiale, envisagée comme un système dynamique complexe, régi par des algorithmes. Le collectif présentera deux des œuvres de la série, ADM VIII, un robot de trading conçu pour investir et spéculer sur les marchés financiers jusqu’à la banqueroute, dont les performances sont données  voir ; et ADMX - The Algorithmic Trading Freak Show, un cabinet de curiosités sous forme de diaporama commenté qui parcours les expériences du début des années 70 jusqu’aux outils cybernétiques actuels de trading à haute fréquence. En parallèle, ils joueront une performance autour de la sonification de données issues d’un crach boursier, Flash Crash Sonification qu’ils vont travailler en amont en résidence au Scrime (Studio de Création et de Recherche en Informatique et Musique Électroacoustique), qui est partenaire avec l’Université de Bordeaux. Il y aura également un workshop visant à mettre en évidence l’économie des systèmes automatisés de profilage de l’information. Ce sont des artistes pluridisciplinaires qui s’emparent de différents médias pour exprimer leurs interrogations ou porter un regard critique. En ouverture de ce programme, nous organiserons une conférence intitulée « Big  data : peut-on s'enthousiasmer d'une économie régie par les données ? » qui présentera  les regards croisés de sociologue, chercheur, entrepreneur et artiste, sur les opportunités qu’offre une économie régie par les données pour les citoyens, les entreprises ou les collectivités.

Nous réfléchissons avec Cap Sciences à des ateliers de sensibilisation aux méthodes et aux disciplines tournant autour de l’expérience utilisateur. En quoi ce sujet est-il devenu incontournable aujourd’hui pour les collectivités ?

Le citoyen est un usager de la ville à travers ses déplacements, sa vie sociale, ses pratiques culturelles… Il la transforme, la façonne par toutes ses interactions avec le milieu urbain. Une collectivité qui prétend comprendre son territoire ne peut pas se satisfaire de la simple relation politique avec ses citoyens Si on veut comprendre les usages de la ville en termes d’expérience utilisateurs, il faut avoir recours à des formes de données très variées et surtout prendre en compte la satisfaction des usagers. Il faut faire remonter la réalité subjective, sentimentale et émotionnelle de la ville. Cela passe par des moyens d’expression comme ceux qui ont été testés au 127°, nouveau lieu made in Cap Sciences, avec l’université et l’Inria sur des cartographies informelles des usages de la ville, retranscrivant  les émotions des usagers, leurs vécus en fonction des horaires, des préoccupations, de leurs intentions et de leurs attentes. Cette réalité-là n’est pas une réalité institutionnelle. Elle peut être exprimée au travers de cartes sémantiques, par des récits ou sous des formes plus oniriques. De telles méthodologies font ressortir les identités multiples d’un territoire et permettent de prendre en compte la nécessaire attention du politique à ses usagers. Il s’agit de sensibiliser les responsables de la ville qui disposent certes, des outils de décision, mais qui sont plus démunis en outils d’usages. Il faut initier une démarche de recherche-action « de nouvelle génération », mobilisant des outils numériques et des partenaires scientifiques.


Bernard Alaux merci beaucoup !
Et rendez-vous pendant la Semaine Digitale de Bordeaux

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